Raspberry Pi, petit mais costaud

mercredi, 4 juillet 2012

Au début, c’était juste histoire de tester un petit ordinateur basé sur une nouvelle architecture de micro-processeur.

Bon, nouveau, ce n’est pas vrai. Les processeurs ARM existent depuis longtemps. Mais ils étaient cantonnés à des petites applications, des petits produits embarqués, comme les téléphones. Ces processeurs embarqués ont été conçus tout d’abord pour être peu gourmands en énergie. Ce qui leur permet d’avoir une alimentation minimale (quelques centaines de mA sous 5V) et de chauffer moins, donc se passer de solution coûteuse de refroidissement.

Quand on voit ce dont sont capables certains téléphones, ça laisse rêveur. C’est en partant de ce constat qu’un petit groupe d’enthousiastes a créé la fondation Raspberry Pi. Objectif : concevoir une base d’ordinateur, autour d’une puce ARM. Plus précisément un SOC, System On a Chip, qui permet d’intégrer le processeur, la carte graphique et la mémoire dans une seule puce, minuscule de surcroît.

Le processeur choisi est un ARM11, à 700MHz, intégrant 256 Mo de RAM. La carte de base, pas plus grosse qu’une carte de crédit, intègre aussi un port ethernet, 2 ports USB, un port HDMI, des sorties audio, et bien sûr un port pour carte SD. C’est sur cette carte mémoire qu’on va installer le système d’exploitation, Linux bien sûr.

La prise POWER est au standard Micro-USB, comme on en trouve maintenant sur tous les téléphones. Ce qui permet d’utiliser n’importe quel chargeur pour l’alimenter.

L’installation de base est simple : il suffit de brancher une souris, un clavier, l’alimentation, une télé sur le port HDMI, le port ethernet sur la freebox, et ça marche. Bon, il faut aussi copier sur une carte SD d’au moins 2Go le système Debian fourni. C’est le plus long, généralement Mais ensuite, on dispose d’un petit ordinateur qui suffit à bien des usages, pour un prix de moins de 50€.

Mon objectif était un peu différent : je souhaitais déporter le serveur de musique présent sur mon PC, et éventuellement le serveur Web. Pour cela, j’avais trouvé une distribution bien pratique, basée sur une Debian, la Squeezeplug, développée par un spécialiste du Logitech Media Server. Ce gars-là doit être capable de faire tourner un LMS sur votre machine à laver.

Copie sur la SD (c’est long, 4Go…) et boot : ça fonctionne, un script d’installation automatisé vous permet d’installer les composants souhaités sans transpirer des doigts. Il faut bien sûr se connecter en SSH, toute allusion à une interface graphique ayant été précautionneusement supprimée. Ce qui permet de gagner de la place et de la puissance. Et de consommer encore moins.

Cette fameuse distribution intègre un serveur et un client SAMBA : j’ai donc utilisé le disque réseau présent dans la freebox. 250 Go, ça suffit.

Restait encore un problème à résoudre : où met-on ce machin là ?

Comme il est assez copain avec la freebox, pour le réseau et le stockage, je pensais les rapprocher. C’est là que je me suis rappelé que la Freebox V6 est en fait une coque assez vide. Elle possède une trappe à l’arrière, pour y loger une future carte d’extension. Ce logement est ventilé en plus ! J’y ai donc placé le Raspberry Pi. Pour l’alimentation, j’utilise un des ports USB que Free a eu la bonne idée d’implanter à l’arrière aussi.

Résultat, un serveur totalement invisible. Notez la mousse subtilement collée sous la carte, afin d’isoler les composants soudés en dessous.

Bien sûr, ça fonctionne très bien pour l’instant, quand je n’ai pas encore bricolé le système pour y intégrer le serveur Web… la suite au prochain numéro.

7 Comments

  1. olivier dit :

    bonjour,
    sympa le montage!
    quel le voltage / ampérage qui « sort » de la freebox.
    J’ai un freebox v5 et pour l’instant j’utilise le chargeur USB de RS (1200mA/5v) mais j’aimerais la brancher en usb pour « eliminer » le chargeur.

  2. benjamin dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce bel article ! J’ai découvert moi aussi toute la puissance de cette petite machine avec le LMS, c’est fantastique !
    J’aurais juste une petite question au sujet de la configuration de la bibliothèque musicale.
    Je ne trouve pas comment indiquer au Raspberry d’aller chercher sur la freebox… j’ai bien essayé avec l’outil fourni, ou même en montant le dossier moi-même (façon mount – t cifs //mafreebox.freebox.fr/Disque\ dur/Musiques /music ….), mais rien n’y fait. Impossible de monter le dossier en question !
    Bref, un petit conseil serait le bienvenu !

    Merci d’avance

  3. Prems dit :

    Je ne sais pas trop quel ampérage sort du port USB, je suppose que c’est standard (500mA sous 5V). En tous cas ça suffit 😉

  4. Prems dit :

    Alors je me suis cassé les dents aussi, et donc je te copie la ligne correspondante dans le /etc/fstab :
    //192.168.0.254/disque\040dur/Musiques /music smbfs username=user,password=passwd

    Le 040 fait toute la différence 😉

  5. Yacine dit :

    Ouah ton idée de mettre ça à l’intérieur même de la freebox est géniale ! Je vais en parler sur mon blog, pour dire que c’est possible. Ca ne te dérange pas que je te pique la photo du coup ? Je mettrai une référence vers ton blog 😉

  6. Prems dit :

    Pour la photo pas de souci si tu la rehost 😉 Merci pour la référence, je fais de même.

  7. Yacine dit :

    Ok merci ! J’ai déjà mis une référence vers ton blog. Bonne continuation

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